08.08.2007
Le préposé à la protection des données en appelle à l'Office fédéral des transports pour les tests anti-drogue menés par les CFF. L'OFT doit fixer des valeurs limites et interdire l'utilisation de données sur la consommation durant les loisirs.Pour la sécurité des transports, des tests sur la consommation d'alcool ou de drogue sont impératifs, a indiqué le préposé fédéral à la protection des données. Le préposé et les CFF sont en désaccord sur la consommation de drogue des employés durant leurs loisirs. Selon la compagnie ferroviaire, cette pratique a des conséquences sur le travail et donc un impact négatif sur la sécurité et en cas de soupçon, les CFF effectuent des tests anti-drogues.
Selon l'article 329 du Code des obligations, l'employeur n'a pas le droit de s'immiscer dans la vie privée de ses employés, rétorque M. Thür. Le préposé demande à l'OFT d'exiger des CFF qu'ils renoncent à cette pratique.
Selon lui, le conflit pourrait être résolu par la fixation de valeurs limites. "Les seuils pourraient aussi être de zéro", a-t-il précisé. M. Thür n'entend pas dire ce qui est admissible pour la sécurité ferroviaire, il veut simplement que toutes les substances soient logées à la même enseigne et que des valeurs limites soient fixées pour les produits légaux comme pour les illégaux.
Aux CFF, le porte-parole Roland Binz rappelle que son entreprise n'a rien contre les valeurs limites. Selon lui, ce n'est toutefois pas à elle de les fixer. L'autorité de surveillance devra trancher.
Les CFF maintiennent par ailleurs qu'il faut faire une distinction entre alcool et drogues. Des seuils ne sont guère praticables pour les drogues, seule la consommation pouvant être prouvée.